Port du Salut

L'abbaye de N.D du Port du Salut (commune d'Entrammes) fut la première rétablie en France après la chute de Napoléon.
Au XIII° siècle le seigneur du lieu , construisit une petite église dédiée à la Vierge Marie et à saint Nicolas, au lieu-dit "Le port-Ringeard", qui est toujours l'église actuelle de l'abbaye.
Le 10 mai 1790 les chanoines furent expulsés, les terres furent vendues et les bâtiments abandonnés jusqu’à leur reprise en 1815 par les cisterciens.
L'abbaye de N.D du Port du Salut (commune d'Entrammes) fut la première rétablie en France après la chute de Napoléon.
Lorsque la révolution abolit les vœux monastiques et supprima les ordres religieux, plusieurs moines et moniales, avec à leur tête Dom Augustin de Lestrange, maître des novices de la Trappe, préférèrent l’exil pour rester fidèles à leur vie religieuse. Il se réfugia d’abord en Suisse à la Valsainte, y fondant une communauté vivant de façon très rigoureuse. La Valsainte fonda plusieurs monastères, dont celui de Darfeld en Allemagne.
Après la chute de Napoléon on commence à penser au rétablissement des moines en France. Le port-Ringeard sera le premier site français à recevoir une communauté. Dès 1814 un moine de Darfeld, ancien moine de Morimond (près de Langres) reçoit de Louis XVIII l’autorisation de fonder un monastère trappiste.
A Darfeld le monastère avait accueilli un habitant de Laval qui avait lui aussi dû fuir la Révolution, Jean-Baptiste le Clerc de la Roussière. Revenu en France après la tourmente, il fit l’acquisition du prieuré de Port-Ringeard et l’offrit à Dom Bernard de Girmont, envoyé pour refonder un monastère de trappistes, le premier monastère à revivre en France.